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Marcel Ghigny

Né à Stockel (région bruxelloise), Marcel Ghigny a toujours été passionné d’écriture. Pour son plaisir d’abord. Nouvelles, courts romans, tout est bon pour sa plume. À trente ans, il se tourne vers le théâtre et écrit plusieurs pièces :

  • Le miroir magique (1986) qu’il met en scène.
  • Requiem pour une sorcière (1987) mise en scène par Jacques Lippe
  • Les quatre saisons d’Amélie Granjart (1990) mise en scène par Francine Malmendier
  • Lulu, cour et jardin (1994) mise en scène par Lucien Froidebise qui pour cette occasion, remonta sur scène après plus de vingt ans d’absence. Ce fut l’occasion pour lui de fêter ses soixante ans de théâtre. Cette pièce sera créée sous le chapiteau des Baladins du Miroir.

Spécialisé dans les techniques scénographiques, il a passé l’essentiel de sa carrière professionnelle dans le domaine du théâtre et de l’évènement. Si DeuS VulT n’est pas son premier roman, il est néanmoins le premier à être édité. Il consacre aujourd’hui son temps à sa famille, à l’écriture et à l’engagement citoyen.

Retour vers l'accueil

L'ange nu

Dieu le veut, et vous ?
Un thriller qui ne vous laissera pas indemne…

Attentats, alerte de niveau 4 à Bruxelles, des milliers de réfugiés campent dans le parc Maximilien. C’est dans ce cadre-là que quelques Syriens, chrétiens, demandent l’accueil auprès du curé de Saint Gilles. Pourquoi ce prêtre et quel est le rapport avec cet archéologue belge, fouillant dans la région d’Alep ? Une intrigue qui nous vient de très loin : Deus vult est le cri de ralliement des croisés. Au travers de ce thriller bien mené, des hommes, des femmes, tous ces antihéros que nous sommes, cherchent leurs réponses dans un monde où la peur prend trop de place. Musulmans et chrétiens, intégristes ou ouverts, fondamentalistes ou tolérants, tous n’en sont pas moins des Hommes, guidés par les valeurs qui leur sont propres. L’Islam et l’Église catholique sont avant tout des institutions politiques, mais derrière elles, se cachent tous ceux qui cherchent et qui doutent. DeuS VulT évoque notre éternelle quête de sens. Il n'en est pas la réponse, juste une étincelle.

Cléa : Un style abouti, élégant et littéraire… une atmosphère habilement dessinée.

Le fond

Il n’y a pas de hasards, il n’y a que des rendez-vous. (Paul Eluard)

Côte d'Azur, 1957. La French Connection est en place. Marc Chagall et Jean Cocteau peignent des anges. Et Juliette de Chablis a disparu… La petite ville de Villefranche-sur-Mer devient le théâtre d'étranges va-et-vient. Dans ce décor, Charles-Adel et Alan, deux largués par la vie, n'auraient jamais dû se rencontrer. Mais l'enquête les enveloppe, les malmène, les menace et les obligera à unir leurs faiblesses…

Les thèmes abordés

  • La peur est le moteur, le mode de fonctionnement de la plupart d’entre nous. Nous n’en avons peut-être même pas conscience. La majorité de nos décisions sont prises en fonction de la peur d’une conséquence ou d’une résultante.
    Charles-Adel et Alan sont guidés par la peur. Le premier craint tout ce qui l’entoure, tous ces mondes inconnus face à sa seule référence, le lieu qui l'a vu naître. Et encore, lorsqu’il y est seul. Alan a peur de lui-même. De ces démons qui ruminent au fond de lui. Ce personnage m’a été fortement inspiré par Orion, personnage psychotique du roman « l’enfant bleu » d’Henry Bauchau.
  • L’ange, ou l’attente de protection, de spiritualité, mais qui permet aussi le monde imaginaire, la bulle. Pour Alan, l’ange est cet être surnaturel qu’il espère face à ses démons. Celui qui pourrait le rassurer, lui permettre de survivre dans son monde très fermé.
  • Le hasard, le destin, la destinée… Tous ces personnages n’auraient jamais dû se rencontrer. Ils sont issus de milieux que tout oppose, et pourtant, c’est leur rencontre qui leur apportera la force du changement.
  • L’art, la peinture en particulier au travers de Marc Chagall et Jean Cocteau.
  • La French Connection, la drogue et tous ses trafics.

Une époque…

Nice et ses environs, une Côte d’Azur qui fait rêver. Charles Trenet chante « Nationale 7 » (sorti en 1955). Tous les artistes s’y retrouvent : Matisse, Chagall, Cocteau, pour ne citer que ceux-là. C’est le royaume de la lumière, de la transparence de l’air, des couleurs. Les mimosas, la lavande, le laurier rose, la mer turquoise, tout concourt à faire de cette région de France le lieu où il faut être.

C’est la période du « tout est possible », l’humanité ne connaissait pas encore ses limites. Une société encore très rigide découvre ses premières poussées de liberté, Mai 69 se prépare… C’est aussi la guerre d’Algérie, la mise à jour des limites de la colonisation et le retour massif de pieds-noirs, ces Français qui n’avaient jamais connu que l’Afrique et qui débarquent dans la métropole sans trop savoir ce qu’ils vont y faire.

Ce qui se voit moins, c’est tout ce qui se trame en dessous de cette image d’Épinal : l’héroïne. Marseille est la plaque tournante de cette drogue vers le monde entier et particulièrement les États-Unis. Ce sont les « Guérini » qui dominent ce trafic, « les corses ». Au début des années 1950, le clan Guérini est devenu l'un des plus puissants d'Europe et sans doute le plus important que n’ait jamais connu le Milieu français. Ils dominent aussi le monde politique. Gaston Defferre, lié à l’un des frères durant la résistance, est élu maire de Marseille et les couvre. Le clan est au sommet de sa puissance, bénéficiant de solides appuis politiques et d'une impunité des plus utiles, n'oubliant pas de rendre des services en retour. Car leurs intérêts convergent, le clan Guérini aide le maire à maintenir l’ordre. Marseille serait incontrôlable sans ce coup de main. Ou coup de feu lorsqu’ils n’hésitent pas à tirer sur des manifestants communistes qui avaient commencé à saccager le quartier de l'Opéra. Bilan : un mort du côté des émeutiers et un non-lieu pour les gangsters. On prête même au clan une implication dans l'assassinat de Kennedy en novembre 1963. Antoine aurait recruté des tueurs à Marseille pour assassiner Kennedy pour le compte de la mafia américaine.

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