/assets/img/marcelghigny.jpg

Marcel Ghigny

Né à Stockel (région bruxelloise), Marcel Ghigny a toujours été passionné d’écriture. Pour son plaisir d’abord. Nouvelles, courts romans, tout est bon pour sa plume. À trente ans, il se tourne vers le théâtre et écrit plusieurs pièces :

  • Le miroir magique (1986) qu’il met en scène.
  • Requiem pour une sorcière (1987) mise en scène par Jacques Lippe
  • Les quatre saisons d’Amélie Granjart (1990) mise en scène par Francine Malmendier
  • Lulu, cour et jardin (1994) mise en scène par Lucien Froidebise qui pour cette occasion, remonta sur scène après plus de vingt ans d’absence. Ce fut l’occasion pour lui de fêter ses soixante ans de théâtre. Cette pièce sera créée sous le chapiteau des Baladins du Miroir.

Spécialisé dans les techniques scénographiques, il a passé l’essentiel de sa carrière professionnelle dans le domaine du théâtre et de l’évènement. Si DeuS VulT n’est pas son premier roman, il est néanmoins le premier à être édité. Il consacre aujourd’hui son temps à sa famille, à l’écriture et à l’engagement citoyen.

Retour vers l'accueil

Mai 69

Mai 68, et après ?

Che Guevara est mort. Ils ont assassiné Martin Luther King et Robert Kennedy, la guerre du Vietnam n'en finit pas. Scott Mackenzie chante « San Francisco ». Et Paris explose. La nuit des barricades, Lucie et Julien. Rencontre improbable de deux milieux que tout sépare. Et lorsque de Gaulle démissionne, que Woodstock résonne dans toutes les oreilles, ils s'installeront dans les Cévennes, dans les pas de ces soixante-huitards qui veulent créer un autre monde. Le monde du tout possible, de l'amour libre et de l'utopie. Mais un monde qui tombera dans ses propres pièges. Mai 69 est l'histoire d'un amour hors norme, transcendant. Un amour éternel à l'histoire éphémère. Sylvain en naîtra et devra ravaler sa rage et sa violence pour comprendre le départ de son père trois ans après sa naissance.

Frédéric Bastien RTL : Je l’ai lu d’une traite, j’ai adoré !

Joseph Bodson AREAW (Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie/Bruxelles) : Un roman d’une belle tenue … une intrigue très structurée… le style, limpide, bien charpenté, sans fioritures inutiles, porte et soutient l’action du début à la fin…

Daniel Bastié Bruxelles Culture : …l’auteur signe une histoire complexe, avec des va-et-vient dans le temps et un bel art de la narration…

Les thèmes abordés :

  1. L’histoire dans l’Histoire, Mai 68… Un évènement qui n’est qu’un marque-page dans un livre. Il n’est rien si l’on ne tient pas compte de l’avant et de l’après. Plutôt un révélateur. (Voir point suivant)
  2. L’amour. Vaste sujet. Rien de neuf direz-vous et pourtant ! Est-il deux amours semblables ? N’existe-t-il pas de multiples façons de le voir ? À la manière des romantiques, l’amour impossible, la chimère. Ou des pragmatiques, tout est bon pourvu qu’on b… Et puis l’amour fou, celui qui dépasse, celui qu’on attend tous, celui qui ne meurt jamais. Personnellement, je crois au grand amour, l’unique, l’immense. Celui qui brule toujours, même après 100 ans. Pour ceux qui savent lire entre les lignes, ou qui ont été un peu initiés, ils y trouveront mon inspiration Soufique. Je n’en suis pas, mais le soufisme m’interpelle dans sa vision globale de l’amour. Il est universel et se trouve souvent en tout ce qui nous touche. Mon inspiration bouddhiste. Je n’en suis pas, mais j’adhère à l’idée que l’amour est souffrance et qu’il demande donc une grande acceptation.
  3. La femme, dans toute sa complexité. J’y exprime mon admiration sans bornes pour cet être extraordinaire et bicéphale. Mère et femme, mère et épouse, concubine, maîtresse. Je l’aime émotive et irrationnelle. Je l’aime dans son immense capacité d’aimer, son amour de femme, son amour de mère. Et j’imagine cette dualité cruelle.
  4. La drogue, l’assuétude, la perte de personnalité, l’enfer.

Une époque…

Pas de cours d’histoire, juste une ambiance… Mai 68 n’est que le passage, la conclusion, l’apothéose. Aux Etats-Unis, les signes avant-coureurs sont visibles dès la fin des années 50 avec la Beat Generation. Ce mouvement artistique fera scandale et deviendra la référence des hippies (beatniks, terme créé en 55), et du futur mouvement gay. C’est la mise en place d’une contre-culture aux Etats-Unis qui conduira à l’opposition de la guerre du Vietnam (la conférence de Paris qui apportera la paix au Vietnam 5 ans plus tard fut mise en place le 23 mai 68, en pleine insurrection…), Woodstock, Bob Dylan pour ne citer que quelques faits marquants.

img1 img2

Le film Easy Rider de Dennis Hopper montre bien cette évolution américaine et le contraste qu’elle a créé. C’est aussi la rébellion de la société noire aux Etats-Unis et l’assassinat du Pasteur Martin Luther King. L’opposition à la guerre du Vietnam gagne l’Europe. Les années 60 seront décisives, colorées et contrastées. Elles correspondent à une remise en cause généralisée de l’ordre politique établi après la Seconde Guerre mondiale. En d’autres mots, plus de libertés, moins de famille, une autorité qui repose sur la valeur et non sur l’âge ou le statut, une égalité homme femme. Une autre approche de la relation,

Françoise Dolto demande un dialogue avec les bébés, les enfants et les adolescents plutôt qu’une autorité héréditaire. Dans les écoles ou les universités, le dialogue s’installe aussi. Fini le seul respect du titre. La lame de fond de ce mouvement : liberté ! Mais d’autres courants vont naître. Les étudiants seront phagocytés par des gourous d’extrême gauche qui leur parleront de Marx, Mao et de son livre rouge (paradoxal de voir la révolution culturelle chinoise et ses massacres comme un mouvement libertaire), Lénine ou Trotski. Ces mouvements resteront marginaux par rapport au nombre d’étudiants concernés, mais toucheront les plus engagés qui eux, ne s’arrêteront pas à ces quelques semaines. Une mention particulière pour Che Guevara, qui restera longtemps un symbole malgré une personnalité très controversée. D’autres mouvements naîtront de Mai 68. On commence à parler de société de consommation et de décroissance (ce n’est pas un hasard si Le Club de Rome publie « Halte à la croissance ? » en 1972). Le mouvement préconise aussi un retour « aux vraies valeurs », à la nature, aux grands espaces à une spiritualité plus « chamanique ». Tous ces mouvements laisseront des traces. Si Mai 68 est un mouvement apolitique (le mot d’ordre est « liberté »), les suites seront clairement de gauche. Les Brigades Rouges, les CCC en Belgique, la Fraction Armée Rouge (la bande à Baader) ou dans le domaine de la presse avec Charlie Hebdo ou le journal Pour en Belgique. Tous ces mouvements sont plutôt initiés par des intellectuels, influencés par cette vague de contestation des années 60. D’autres mouvements, par exemple Greenpeace, fondé en 1971 ou Les Amis de la Terre en France en 1970, s’attachent à la défense de la nature. Après ce printemps « chaud », les plus convaincus partiront vers de « nouvelles terres », dans les Cévennes, les Pyrénées ou le Jura, pour vivre en contact avec la nature. C’est le mouvement « soixante- huitard ». Et je ne parle pas des « récupérations » de l’évènement. Toute la classe politique ainsi que les syndicats seront clairement critiques au début du mouvement, même la gauche. Et pour les communistes, dont Georges Marchais, il s’agit de contre-révolutionnaires à démasquer. Cohn Bendit est un juif qui se prend pour Karl Marx. Mais en découvrant l’ampleur du mouvement, beaucoup finiront par rejoindre les étudiants. Commence alors les occupations d’usines et la grève générale. Pour comprendre Mai 68, il faut oublier le mouvement populaire, mais en faire un mouvement intellectuel. C’est la porte qui s’ouvre vers les partis Verts, la prise de conscience et l’éclosion de cette frange de la population qu’on appellera « bobo ». Bourgeois Bohème, consommation responsable dans un esprit d’ouverture et d’engagement. Chronologie des évènements :

Barbara chante « l’Aigle noir », Mélanie « Lock what they done to my song », Cat Stevens « Wild World ». John Lennon chante « Imagine ». Gilbert O’Sullivan chante « Alone again » et Elton John « Crocodile Rock ». Pink Floyd avec Atom Heart Mother et Money et Les Rolling Stones Chantent « Angie ». On découvre progressivement la musique synthétique avec Anarchic System et « Pop Corn ».

Fermer
Fermer

*Pour la Belgique uniquement
Envoyez le montant du livre concerné sur mon compte: BE22 7320 4304 8247 | BIC CREGBEBB Le livre dédicacé sera envoyé dans les plus brefs délais par la Poste.

Merci pour votre soutien !

Fermer
  • Amazon
  • Dans toutes les bonnes librairies
  • Par Téléphone: +32 473 53 06 73
  • Par: mail